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[ 8/19/2010 7:51:47 PM ]  XINHUANET

Cameroun - Sport

Tennis de table camerounais : 200 licenciés en plus de 40 ans d' existence

Malgré une présence ancienne de plus de 40 ans, la pratique du tennis de table, sport né en Angleterre au 19e siècle, tarde à susciter au Cameroun un intérêt auprès des jeunes qui pour la plupart le pratiquent comme un simple divertissement.


L'absence de motivation pécuniaire et la quasi inexistence d' infrastructures sont généralement citées parmi les raisons qui expliquent ce manque d'engouement, comparativement à l'attrait du football qui génère des retombées financières fort enviables à un nombre sans croissant de jeunes Camerounais et leurs familles.

« Nous ne venons pas jouer au tennis de table avec l'idée de se faire de l'argent. Ceux qui sont venus dans le but de gagner leur vie comme on le voit dans d'autres disciplines sportives (football, basket-ball, boxe) ont été grandement déçus », raconte Yvette Ella Essebe, 27 ans, championne du Cameroun en titre, attirée par ce sport depuis l'âge de 5 ans.

Elle affirme avoir perçu de la Fédération camerounaise de tennis de table, après son titre de championne du Cameroun obtenu en septembre 2009, 30.000 francs CFA (environ 60 dollars US). « Avec une telle somme, vous ne pouvez même pas offrir un pot à votre ami !», plaisante-t-elle. Le Top 12 qui prime les 12 meilleurs pongistes du Cameroun passe pour la compétition la mieux rémunératrice. Classée 5e lors de la dernière édition organisée du 7 au 8 août, Yvette Ella Essebe a reçu 25.000 francs CFA (environ 50 dollars US) contre 100.000 francs CFA pour la première (environ 200 dollars US) et 75.000 pour la deuxième (environ 150 dollars US). 12 titres nationaux au palmarès, championne d'Afrique en 2005 et seule représentante du continent à la Coupe du monde de cette discipline organisée en 2005 à Guangzhou en Chine, Victorine Fomum, 36 ans, avait été primée par le ministère des Sports d'une récompense de 50.000 francs CFA (environ 100 dollars US). « Même si le tennis de table n'est pas le football où l'on gagne beaucoup d'argent, avec 50.000 francs CFA la motivation disparaît en vous », déclare-t-elle, reconnaissant toutefois avoir reçu 1000 dollars (environ 500.000 francs CFA) de la part de la Confédération africaine de tennis de table pour sa participation à la Coupe du monde en Chine. C'est un de ses instants de bonheur dans ce sport, avoue-t-elle au demeurant. Idem pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008 où elle avait aussi représenté son pays. « C'est un rêve que j'avais nourri en m'engageant que j'ai réalisé. Même si je n'ai rien gagné en termes d'argent, participer à ces compétitions est beaucoup pour moi», reconnaît-elle. « C'est par amour pour cette discipline et surtout grâce à mon père, qui m'a toujours soutenue, que j'ai pu continuer de jouer au tennis de table », mentionne-t-elle. Pour Victorine Fomun, les enveloppes offertes aux athlètes ne dépassent guère 50.000 francs CFA. Tandis que dans la plupart des cas, les entraînements et l'achat de certains équipements sont à la charge du joueur. Le vice-président de la Fédération camerounaise de tennis de table, Valère Nkollo, reconnaît que le tennis de table est un parent pauvre du sport au Cameroun. D'où une place de seconde zone sur la scène internationale. « Lors de notre prise de fonction à la tête de cette fédération, il y a 5 ans, nous étions à 100 licenciés. Aujourd'hui, nous sommes à 200. C'est un travail énorme pour aboutir à ce chiffre », a-t-il affirmé, ajoutant qu'il existe de nombreux joueurs non affiliés dans des quartiers. « Nous savons que ce chiffre est encore insignifiant si nous le comparons aux 20 millions de pratiquants chinois. Notre ambition est de porter ce chiffre à des milliers pour que la compétition soit serrée et que le niveau soit élevé afin d'occuper les premiers rangs en Afrique », a-t-il souligné. Pour parvenir à ces résultats, la fédération s'est engagée à multiplier les tournois (le Top 12, les Internationaux de tennis de table de Yaoundé) afin de stimuler le plaisir de jouer chez les jeunes. A côté des seniors messieurs et dames, elle a aussi créé de nouvelles catégories : cadets, cadettes et vétérans. « Pour susciter l'intérêt chez les jeunes, nous avons ciblé les milieux scolaires et estudiantins. Nous avons ainsi créé 3 écoles de tennis de table à Yaoundé qui comptent aujourd'hui plus de 150 apprenants », dit-il. Pour être reconnu par la fédération, le pratiquant de tennis de table doit s'acquitter du paiement de 5.000 francs CFA (environ 10 dollars US) de frais d'affiliation auprès de son club.

 

 Commentaires

1  ngouna bruno kaigama | 9/7/2010 8:15:02 AM
je suis ravi de tous les propos dit par les athlètes et le vice président de la fédération mais une chose est certain que ce sport à besoin des moyens énormes pour ce relancer.
il ya une chose les sponsors sont restés ciblés sur quelques régions du pays et les autres sont brisées d'envie de prendre part gout au tennis de table.
la région du nord est championne du cameroun aux jeux fenassco A et B pour cette année et aucune manifestation de la fédération en vu de leur participation aux tournoi.
la politique de cette discipline doit être mise sur la relance dans les régions tels que: l'est, l'extrême nord, nord, sud et l'adamoua afin de profiner aux ambissions de 2008.
 
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