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[ 10/12/2018 10:52:08 AM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

Les journaux camerounais en mode diversité

La diversité reprend droit de cité dans les journaux camerounais parus vendredi, sans pour autant s’éloigner des lendemains tumultueux de l’élection présidentielle du 7 octobre.


Qu’est devenu le maire de la ville de Kumbo (Nord-Ouest) ? Le Messager consacre sa principale manchette à l’enlèvement, mercredi, de Njong Donatus par un groupe armé parmi ceux qui prônent l’indépendance de la partie anglophone du Cameroun.

Et le quotidien à capitaux privés de préciser que c’est la première fois, depuis le début de la crise anglophone voici deux ans, qu’un élu du Front social démocratique (SDF, opposition) est kidnappé par les séparatistes qui, jusqu’à présent, s’étaient toujours attaqués à tout ce qui s’apparente au pouvoir de Yaoundé.

Il a eu plus de peur que de mal, répond en écho son confrère The Guardian Post, qui affirme que l’édile a finalement été relâché sain et sauf par ses ravisseurs, les mêmes à qui on impute par ailleurs l’assassinat de deux civils à Kumba (Sud-Ouest).

Sur le terrain sportif, Le Jour consacre un dossier aux nouveaux textes de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), adoptés mercredi en assemblée générale extraordinaire et qui, note la publication, durcissent les conditions d’éligibilité à la présidence exécutive de l’instance.

Ainsi de l’exercice de président fédéral, une fonction désormais incompatible avec les fonctions de parlementaire, de membre du gouvernement ou de directeur général de société, avec une l’intention claire d’avoir désormais un ordonnateur de fonds plus disponible et justiciable, comme tout gestionnaire de deniers publics.

Le cumul de fonctions devient impossible, voire inacceptable au sein de l’exécutif pour un mandat de quatre ans renouvelable deux fois, renchérit L’Essentiel, le président de la FECAFOOT ne pouvant plus exercer des fonctions au gouvernement, au Parlement ou à la direction générale d’une entreprise ou société parapublique, de même qu’a été bannie l’élection au scrutin de listes au profit d’un scrutin uninominal à deux tours.

On a beau faire les textes, mais si les hommes qui doivent les appliquer sont de mauvaise foi, ça ne garantit rien en matière de gouvernance, tacle InfoMatin, indiquant néanmoins que des organes permettant de contrecarrer d’éventuels dérapages ont été mis en place, notamment une commission d’audit et de conformité indépendante et des organes juridictionnels.

Mais ce qu’on retient davantage dans cette publication, c’est que le chef de l’État sortant, Paul Biya, avec 42% des suffrages exprimés, a perdu le scrutin présidentiel dans le fief du secrétaire général du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), Jean Nkueté, originaire du département de la Menoua (Ouest).

Dans cette localité, rapporte InfoMatin, le président-candidat est devancé par Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), arrivé en tête avec 46%, confirmant ainsi le double jeu qu’on prêt à M. Nkueté, «accusé d’avoir organisé des messes de minuit, question de barrer la voie au candidat de son propre parti».

Ce triomphe en rase campagne est pourtant loin de satisfaire l’opposant, qui avec Cabral Libii (Parti Univers) et Joshua Osih (Front social démocratique-SDF), annoncent, selon The Guardian Post et Le Quotidien de l’Économie, des recours aux fins d’annulation totale du scrutin présidentiel pour fraudes et autres irrégularités.

«A ce jour, confirme L’essentiel, 18 recours ont été introduits au Conseil constitutionnel qui dispose d’un délai de 15 jours maximum pour étudier le contentieux post-électoral et proclamer les résultats.»

«Contentieux post-électoral : 18 recours sur la table», titre le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, précisant que le Conseil constitutionnel doit convoquer, dans les prochains jours, l’audience d’examen desdits recours.

Cette agitation contraste, renchérit L’Épervier, avec le satisfecit des observateurs, aussi bien nationaux qu’internationaux du scrutin, y compris «des ONG qui se montrent souvent hostiles au régime».

Reste, souffle Mutations, que des soupçons continuent de planer sur la crédibilité de certains de ces observateurs à l’instar de ceux s’étant présentés comme issus de l’organisation de lutte contre la corruption Transparency International, dûment accrédités par le ministère de l’Administration territoriale, qui se sont empressés d’attribuer de bons points à l’organisation avant d’être pris la main dans le sac : ils étaient des faux observateurs, des imposteurs agissant sous la couverture du gouvernement.

Et, pendant que les adversaires du régime s’emploient à protester et à annoncer la saisine des organes compétents en annulation de la présidentielle, c’est la police qui, s’indigne Le Messager, a sauté la veille sur les lieutenants de Maurice Kamto à Douala, la métropole économique : les forces de l’ordre, en grand nombre, ont fait irruption au domicile privé d’un des soutiens de ce concurrent de Paul Biya, brutalisant et interpellant à tour de bras, empêchant ainsi que soient dévoilées les multiples manipulation pré et post-scrutin.

Toujours est-il que Paul Biya qui reste président de la République jusqu’à la proclamation des résultats et travaille, rappelle L’Essentiel, notant que le chef de l’État, qui guette certes comme les autres candidats ce qui sortira des urnes, a entre-temps accrédité de nouveaux ambassadeurs à l’étranger.

 

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