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[ 7/18/2017 10:47:10 AM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

La colère du clergé catholique et les tourments de l’économie et Une de la presse camerounaise

Le feuilleton à rebondissements autour de la disparition mystérieuse de l’évêque de Bafia (Centre), Mgr Jean Marie Benoît Bala, dont le corps a été repêché des eaux de la Sanaga le 2 juin dernier et dont le clergé a procédé à l’identification du corps la veille, mais aussi les tourments de l’économie nationale s’affichaient en bonne place dans le menu des journaux camerounais parus mardi.


Au sujet de l’identification, la veille à l’hôpital général de la capitale, Yaoundé par les dirigeants la Conférence épiscopale nationale (CENC), du corps de l’évêque Jean Marie Benoît Bala, La Nouvelle Expression décrit «une ambiance électrique» en attendant les obsèques du pasteur, qui seront organisées les 2 et 3 août prochains en son diocèse.




L’Église catholique réceptionne enfin le corps de Mgr Bala, constate The Guardian Post, non sans préciser qu’une plainte est annoncée contre X pour assassinat alors que, pour la justice et selon les rapports médicaux-légaux, cette dépouille ne portait aucune trace de violence.



«L’Église porte plainte pour assassinat», confirme Mutations qui précise par ailleurs que le clergé ne croit pas un traitre mot de la thèse d’une mort naturelle.



Le Quotidien de l’Économie et Le Jour embrayent dans le même sens, annonçant un autre bras de fer entre la CENC et la justice, et dont le pouvoir de Yaoundé, au sein duquel certains pontes ne souhaitent manifestement pas la manifestation de la vérité.



InfoMatin y voit simplement «une plainte pour faire diversion» : en acceptant enfin, après des semaines de tergiversation, de recevoir le corps de leur pair, les évêques du pays ont réussi à étaler leurs propres turpitudes et «doivent désormais se taire».

L’opinion nationale s’est laissée plonger dans un triste et regrettable vacarme autour de ce drame pendant de longues semaines, analyse l’hebdomadaire Signatures qui voit de la pure tricherie, dans un mauvais bal masqué où des acteurs embusqués jouent à qui trouverait la meilleure ignominie, la plus grosse infamie à imputer à l’État ou au régime.

«Il est temps de mettre au placard les émotions primaires mal placées, pour reprendre un peu de recul et porter un regard plus raisonné sur cette dramatique situation», exhorte la publication qui y va de cette interrogation : les autres, qui pour certains approchaient l’évêque de regrettée mémoire, ont-ils su tendre une main secourable pour l’aider à remonter la pente, lorsqu’il a envoyé des signes de détresse avant sa mort ?

Mais Signatures, sous la manchette «Cameroun/FMI : retour en enfer», focalise davantage sur l’économie nationale : l’aide budgétaire, de l’ordre de 385 milliards FCFA récemment accordée par le Fonds monétaire international, n’est ni plus ni moins qu’un retour du pays au tristement célèbre ajustement structurel.

«Cela fait bien une quinzaine d’années que l’institution la plus réputée de Bretton Woods manœuvre, ouvertement et dans l’ombre, pour ramener notre dans son giron. Pour y arriver, le FMI a travaillé à se positionner en pompier, une fois le feu déclaré. Il lui a juste fallu attendre que les enfants commencent à jouer avec les allumettes pour revenir en sauveur.»

Il ne s’agit pas d’un nouveau plan d’ajustement structurel (PAS) avec le FMI, veut pourtant rassurer, dans CamerPress, le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Aménagement du territoire, Louis Paul Motaze : «Il s’agit de mettre en place un certain nombre de réformes budgétaires et en matière de diversification de l’économie, de l’amélioration du climat des affaires afin que les privés s’installent, que ce soit des investissements directs étrangers, que ce soit les privés nationaux.»

Deuxième contributeur en matière d’appuis budgétaires après le FMI, la Banque africaine de développement (BAD) dont le président, Akinwumi Adesina, est actuellement en visite officielle dans le pays, a elle aussi identifié les réformes économiques à réaliser par le Cameroun : raccourcir les délais entre l’approbation des financements de projets et les premiers décaissements, transformer en profondeur le secteur agricole ici pour le rendre comme un business, faire preuve de plus de rigueur dans la conception et la mise en œuvre des projets structurants intégrateurs, entre autres.

En termes d’écueils que le gouvernement doit en effet affronter sous forme de réalités de terrain, renchérit CamerPress, figurent l’inefficacité de certains comités de suivi, la mauvaise réalisation des projets relatifs au budget d’investissement public, la corruption ambiante dans les commissions de passation des marchés publics ainsi que la complicité de l’État, qui réceptionne les marchés mal exécutés.

 

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