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[ 10/4/2017 11:12:06 AM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

La presse camerounaise ne lâche pas la crise anglophone

Comme s’ils s’étaient passé le mot, les journaux camerounais parus mercredi sont restés focalisés sur la grande tension qui règne dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où les revendications des sécessionnistes ont fait plusieurs morts dimanche dernier.


Il y a eu des «morts de trop», dimanche dernier dans les régions contestataires anglophones, déplore Le Jour. Ces disparitions, ajoute-t-il, auraient été évitées et devaient l’être, n’eut été l’inertie et le mépris affiché par le pouvoir devant une situation qui, depuis des années, n’a cessé de dégénérer et de diviser un peu plus les Camerounais

Le 1er octobre est certes passé, mais l’armée, selon The Guardian Post, continue de mener des expéditions punitives sur des civils dans les zones chaudes, interpellant à tout va et perquisitionnant des domiciles privés sans mandat légal.

Loin de partager ce catastrophisme, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, à travers plusieurs articles de ses envoyés spéciaux, présente un retour à la normale ainsi que la reprise des mouvements de personnes, des activités administratives et économiques en même temps que les lieux publics ont renoué avec la grande ambiance des jours ordinaires.

Les autorités camerounaises mettent les violences en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sur le compte d’un vaste plan de déstabilisation, ainsi que l’ont démontré les 200 combattants nigérians repoussés à la frontière le 1er octobre par la gendarmerie nationale.

A propos des victimes civiles qui, selon Le Messager se comptent par dizaines, c’est le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui selon la publication met désormais la pression sur les autorités camerounaises en menaçant, au cas elles n’y feraient pas toute la lumière, d’ouvrir une enquête sur les prétendues assassinats de masse, coups et blessures et autres arrestations arbitraires qu’auraient perpétré les forces de maintien de l’ordre.

«La pression s’accentue sur Paul Biya», titre Emergence sur le même sujet, voyant déjà le chef de l’État plus qu’embarrassé par une situation fâcheuse dont il n’avait surtout pas besoin, en ce moment où son propre régime semble donner d’inquiétants signes de fébrilité.

«Mais qui donc pour initier le dialogue» entre les parties ? s’interroge lourdement The Guardian Post qui, entre autres personnalités jugées «crédibles» pour la médiation, et en dehors du secrétaire général de l’ONU, pressent déjà un de ses prédécesseurs, Kofi Annan mais aussi les ex-chefs d’État d’Afrique du Sud et du Nigeria, Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo respectivement, ou encore le président de la Commission de l'Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, à même de conduire à des pourparlers sincères et constructifs.

Ce que beaucoup ignorent sans doute, révèle Repères, c’est que le fameux «président de la République d’Ambazonie», Ayuck Julius Tabe, qui veut désormais régner sur une partie du Cameroun, a un passé qui l’éloigne de la vertu : du temps où il officiait comme chef d’une agence de l’opérateur d’électricité AES-Sonel, il s’est rendu coupable du détournement d’une somme de 250 millions FCFA.

C’est après son licenciement, pour «faute lourde» après son coup fumant, que celui qui veut aujourd’hui donner des leçons de rectitude, de gouvernance et de démocratie au régime de Yaoundé s’est installé au Nigeria voisin.

A propos de bilan, il convient sans doute de signaler par ailleurs celui, macabre, dressé dans un dossier de l’hebdomadaire Politica : depuis 2015, la secte islamiste Boko Haram a déjà fait plus de 1240 morts, enlevé 283 personnes et incendié 800 maisons au Cameroun.

 

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