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[ 4/6/2017 12:12:10 AM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

La crise au sein de la sélection de football en couverture des journaux camerounais

Les conclusions de la réunion d’urgence, tenue la veille au ministère des Sports, après la défaite en match amical contre la Guinée (2-1), amplifiée par les factures d’hôtel non payées à Bruxelles et la colère du sélectionneur Hugo Bross, sont, ce mercredi, le sujet phare des journaux camerounais.


Comme dans un mauvais cinéma, le technicien belge, analyse InfoMatin, a été entendu dans le cadre de l’humiliation survenue à Bruxelles en présence, chose curieuse, des forces de sécurité.

Hugo Broos, accusé par des responsables de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) d’avoir «grossi l’incident» pour s’offrir une porte de sortie, s’est ainsi «dédit à coups de matraque», et il se dit qu’il aurait subi des pressions pour changer subitement de version, la présence à cette réunion de crise des éléments de la gendarmerie, de la police et de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE, renseignement) pouvait en dire long.

«J’ai voulu mettre les pendules à l’heure, c’est-à-dire que pendant un an, nous avons bossé pour arriver au sommet, pour arriver au point où nous sommes avec le Cameroun. Je trouvais et j’avais peur, avec ce qui s’est passé ce jour-là, que l’on retombe dans les problèmes d’avant. J’ai peut-être exagéré. J’ai peut-être humilié le peuple camerounais, mes excuses pour cela au peuple camerounais», déclare le sélectionneur dans Le Jour.

Pour lui, le Cameroun a fait de grands efforts pour se hisser de nouveau sur le toit de l’Afrique, et il faut de plus grands efforts pour y rester, tout le monde devant être conscient que l’on doit pousser le charriot du même côté et oublier des intérêts personnels.

«Hugo Bross se rétracte», titre moqueur Le Quotidien de l’Économie qui soupçonne de fortes pressions exercées sur celui qui est sous contrat avec le Cameroun jusqu’en février 2018.

L’on attendait de grandes décisions, des sanctions, renchérit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, mais au bout de plus de quatre heures d’échanges, d’interrogatoire, dans un climat «tendu», il y a eu comme un apaisement.

Depuis le déclenchement de l’affaire des factures impayées de l’équipe nationale de football du Cameroun, nouvellement championne d’Afrique, la FECAFOOT, constate Repères, qui de tout temps a revendiqué la gestion matérielle de ce patrimoine auquel s’identifient tous les Camerounais, veut faire dire à certains que le problème se trouve du côté du gouvernement qui a mis en mission un cadre du ministère des Finances.

«Faute de clarté sur une situation confuse dans laquelle l’agent comptable devait voir clair dans le statut et le rôle des uns et des autres au sein d’une délégation dont les états lui avaient été transmis, l’homme a fini par trainer les pieds pour régler la note, l’hôtel aussi voulant clarifications sur les extras en multiplication exponentielle que personne ne voulait assumer, a fait sa réclamation spectaculaire.»

«Nous avons constaté qu’il s’agissait d’incompréhensions dans la gestion des différentes rubriques entre quelques individus de l’équipe nationale du Cameroun. Ce qui nous a conduit à cet incident malheureux qui a poussé l’hôtel à éconduire les joueurs pour leur donner le repas 1h30 après l’heure prévue», explique dans Cameroon Tribune le président de la FECAFOOT, Tombi à Roko.

Pour lui, même s’il a été constaté que c’était un simple problème de personnes ayant contribué à ternir l’image du pays, il convient d’éviter de prendre des décisions, voire des sanctions dans le feu de l’action.

 

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