BETA
Recherche personnalisée
English
Samedi, 26 Mai 2018
 
Imprimer | Envoyer par email | Commenter  
[ 1/25/2013 8:17:56 AM ]  Lanouvelletribune

Afrique - Societe

Afrique : sortir de l’immobilisme pour amorcer le développement

Il y a un mal qui mine le développement de l’Afrique, au-delà de tous les autres maux, c’est le problème de l’immobilisme. Sur un continent qui est confronté à autant de problèmes, on devrait normalement remarquer une suractivité, un plus grand dynamisme de sa population, pour trouver des solutions aux nombreux problèmes de l’Afrique.


Mais, ce n’est généralement pas le cas. Et, paradoxalement, on remarque plutôt la tendance contraire : C’est plutôt en Afrique que l’immobilisme a ses plus beaux jours, et pourtant le Changement continue de frapper à la porte de l’Afrique. Quand donc allons-nous pouvoir rentrer dans un de ses wagons, pour atteindre la destination du développement, quitte à prendre le train en marche…

« Ceux qui entreprennent quelque chose, ont contre eux, ceux qui font la même chose, ceux qui font le contraire, et la grande majorité de ceux qui ne font rien»! C’est un enseignement bien connu de la sagesse pratique. Or, on constate qu’en Afrique, ceux qui ne font rien sont largement majoritaires ! Est-ce à dire que les Africains sont tous des paresseux, comme l’a déjà affirmé un certain citoyen? Non, certainement pas ! Ce n’est pas de paresse qu’il s’agit, mais d’immobilisme ! Et nous nous devons de préciser ces propos.

Immobilisme ou Paresse?

L’Africain n’est point paresseux, loin de là. Nos arguments sur l’immobilisme n’ont rien à voir avec une certaine paresse. Oui, les Africains «bougent» beaucoup, s’activent à longueur de journée, pour zéro résultat ! En effet, c’est comme «ramer sur place», ou courir en sens inverse sur un tapis roulant ! Imaginez le résultat pour ces deux exemples : on n’avance pas, même si on déploie une énergie considérable, aussi bien le rameur sur place que le coureur de salon sur tapis roulant!

C’est cela le vrai problème des Africains. On gesticule beaucoup, on déploie énormément d’énergie, sans avancer d’un pouce! Sans rien pouvoir changer, puisqu’on sait que le Changement suppose une dynamique durable, une organisation, de l’action positive (donc partagée ou concertée) et des résultats visibles!

L’Africain n’est donc pas paresseux, nous en convenons. Mais alors, quel est le problème de l’Africain qui bouge, sans pour autant montrer qu’il avance, avec des résultats tangibles? C’est généralement un problème d’organisation et de capacités!

Le vrai problème de l’Afrique, c’est la rationalisation de l’énergie!

Si nous parlons de rationalisation ici, après avoir évoqué le problème du manque d’organisation, c’est pour dire qu’avec un minimum d’organisation du travail : processus, tâches précises, planning rigoureux, séparation des rôles et complémentarité des responsabilités, gestion rigoureuses du temps, engagement des parties-prenantes, méthode et efficacité des agents, on arriverait à de meilleurs résultats. L’organisation de l’Action, avec la nécessaire préparation qui en est le corollaire, maximise les résultats, avec l’intervention d’un coefficient multiplicateur.

Les résultats atteints par le groupe doivent toujours être supérieurs à la somme des résultats que chacun aurait atteint en agissant seul. Tel est le mode d’intervention du coefficient multiplicateur: décupler le potentiel de chacun et l’accroître encore plus lorsqu’il est en interaction avec d’autres intervenants qui agissent dans le même sens!

Il faut donc, condition essentielle, que les intervenants agissent dans le même sens. C’est peut-être ce qui fait défaut dans le groupe africain. Car, non seulement chacun dépense déjà beaucoup d’énergie pour rien, mais en plus, la petite minorité qui agit réellement, n’arrive pas à coordonner son action avec les autres intervenants de la Cité, afin de créer une dynamique de Changement.

Pour agir ensemble, il faut s’aimer!

Est-ce à dire que les Africains ne s’aiment pas, raison pour laquelle ils n’arrivent pas à agir ensemble et à coordonner leurs actions pour en maximiser les résultats? Peut-être. Et comme argument, les exemples foisonnent au Bénin! Oui, dans la mentalité béninoise, dahoméenne, sans vouloir généraliser, nul ne souhaite que son prochain «arrive» à quelque chose, réussisse sa vie! On préfère le voir végéter dans la même misère que tout le monde.

Ainsi, celui qui réussit un devenu comme une «bête» à abattre à tout prix, un extra-terrestre qu’il faut mettre au ban de la société, parce qu’il ne serait pas «des nôtres»: «Lui, c’est un Blanc» («Yovo»), entend-on souvent, en guise d’explication, pour qualifier ceux qui réussissent à maintenir le cap, à accomplir leurs actions, malgré cette pesanteur sociale, malgré cette opposition ambiante, celle de plusieurs milliers de personnes qui n’arrivent, eux, à rien, mais qui sont toujours prompts à détruire les actions menées par les autres!

C’est peut-être un cri de cœur, avant d’être un cri d’alarme, pour nous faire toucher du doigt nos comportements les plus récurrents! Parce que les Africains ne s’aiment pas, et nous pesons nos mots ! Lorsqu’on s’aime vraiment, il y a une action évidente que l’on fait avant chaque projet, censé être commun : le dialogue, la concertation!

Avec plus de concertation, plus de dialogue, nos actions auraient plus d’impact et créeraient de meilleures interactions entre Africains, afin de sortir le continent de cette immobilité apparente, malgré le fait que les millions d’âmes qui sont liées à l’Afrique par le destin, n’arrêtent pas de bouger, de « faire des choses»!

Nous conclurons sur l’amour qui incite au dialogue et à la concertation, avec cette citation de l’écrivain français Antoine de Saint-Exupéry : «S’aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction»! Et c’est dans l’air du temps ! Alors, aimons-nous entre Africains, pour pouvoir mieux agir ensemble. C’est une affaire de communauté de destin et non une affaire de compétition interne ! La compétition, si compétition il y a, ce ne devrait pas être entre nous!

 

Envoyer cet article par E-Mail
Votre E-Mail * E-Mail du destinataire *
 REGIONS - PAYS
Afrique du Nord
Afrique de l'Ouest
Afrique Centrale
Afrique de l'Est
Afrique Australe
Ocean Indien

 RUBRIQUES
Actualités
Chroniques
Documentaires et Analyses
 
Opinions et Interviews
 
 AFRIQUE
BRVM : Les transactions hebdomadaires se replient de 370 millions FCFA Les transactions enregistrées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) durant la semaine du 22 au 26 mai 2017 se sont repliées de 370 millions FCFA (environ 592.000 dollars) comparé à la semaine précédente, a appris samedi APA auprès des dirigeants de cette bourse.
Perspectives économiques en Afrique, édition 2017 Libérer le potentiel des entrepreneurs africains, un prérequis pour accélérer la transformation industrielle du continent
Assemblées annuelles de 2017 de la BAD, les délégués convergent vers Ahmedabad, Inde Ahmedabad, Inde, le 19 mai 2017 – Le palais des congrès et des expositions Mahatma Mandir, dans la région de Gandhinagar à Ahmedabad, ville située dans l’État du Gujarat, est en exaltation. Les officiels s’attèlent à apporter une touche finale aux préparatifs à l’organisation des 52e Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiendront du 22 au 26 mai 2017.
Faibles transactions enregistrées ce jeudi à la BRVM La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a enregistré moins de 387 millions de FCFA (environ 657.900 dollars) de transactions à l’issue de la séance de cotation de ce jeudi.
BRVM : Baisse de plus de 100 milliards FCFA de la capitalisation boursière en trois séances de cotation La capitalisation boursière du marché des actions de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a connu une baisse de 101,55 milliards FCFA (environ 172,635 millions de dollars) entre mardi et jeudi.
BRVM : L’ONATEL, titre le plus actif de la Bourse pour plus de 64 millions FCFA ce mercredi Le titre Onatel (Office national des télécommunications) du Burkina a été le titre le plus actif en valeur avec plus de 64 millions FCFA (environ 108.800 dollars) à l’issue de la séance de cotation de ce mercredi de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
JO 2016 : Tunisie et Egypte (H) et Angola (D) dos au mur au tournoi de handball Les représentants africains aux tournois de handball des Jeux africains de Rio, la Tunisie et l’Egypte chez les hommes, et l’Angola chez les dames, sont dos au mur au moment d’aborder la 5ème et dernière journée de la phase de groupes qui se dispute ce lundi.
Coupe de la CAF : L'Etoile du Sahel qualifié aux demi-finales Le club tunisien de l’Etoile du Sahel s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de la Confédération africaine de Football (CAF) après avoir battu, vendredi à Tunis, le Kawkab de Marrakech sur le score de 3-1.
BRVM : L’indice des valeurs phares se replient de 0,38% en fin de semaine L’indice des 10 valeurs phares de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), le BRVM 10, a enregistré une baisse de 0,38% à l’issue de la séance de cotation de ce vendredi.
BRVM : Les investisseurs sollicitent fortement le titre Filtisac ce jeudi Le titre Filtisac (Filature tissage sac) Côte d’Ivoire a été fortement sollicité par les investisseurs lors de la séance de cotation de ce jeudi de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
.
Plus de Nouvelles

Actualité
Annonces classées
Rencontres
Contactez-nous