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[ 11/27/2012 7:00:03 AM ]  L'Araignée

Bénin - Societe

Comment ‘‘éradiquer la faim dans le monde’’

Depuis une semaine et pour une semaine encore, des Béninois et des Italiens évaluent les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), voulus par l’ONU en 2000 et censés aboutir en 2015.



Et il est vrai que l’état préoccupant de nos économies confèreaux OMD une actualité brûlante. Il n’y aurapas grand-chose de changé en 2015, ne serait-ce qu’à cause de 2008 et de sa tourmente bancaire. Mais il suffit de savoir qu’il est urgent d’aller à un réel développement des peuples et de partager équitablement les fruits du développementpour que nous ne soyons pas entraînés dans un tourbillon de pauvreté susceptible d’engendrer de graves conflits.


Il sera donc toujours temps d’évaluer les OMD pour que chacun apprenne à contribuer à leur application et qu’ensemble nous améliorions la qualité de nos vies et des vies des générations qui nous suivront. Car la preuve est désormais faite que demain dépend d’aujourd’hui, que si demain les nappes phréatiques sont polluées, c’est qu’aujourd’hui nous les transformons en égouts pour nos enfants et nos petits-enfants. Pour ‘‘éradiquer la faim dans le monde’’, comme le souhaite l’ONU au travers des OMD, il y faut l’intelligence du cœur, qui implique le sens du partage. Arriverons-nous à leur donner le pas sur le cynisme du capital et de l’accumulation ?
Les assises Bénin-Italie autour des OMD ont permis de découvrir que les pays riches et les pays pauvres ont un problème identique et fondamental qui s’appelle l’avancée de la pauvreté pendant que l’argent s’accumule et s’entasse entre des mains dont le nombre se réduit sans cesse, ce qui accentue, entre autres, le phénomène des jeunes diplômés sans emploi. A 26 et 28 ans, Claudia et Giorgio, leurs études supérieures terminées, semblent tentés par quelque protestation violente, parce que cela fait des années qu’ils galèrent, survivant de petits boulots saisonniers avec en poche leur diplôme de sciences-po pour Claudia, de journalisme et de diplomatie pour Giorgio. Le drame, laissent-ils entendre, c’est qu’il n’y en a chez eux aujourd’hui que pour la Camorra, version napolitaine de la Maffia sicilienne. Cette plaie aurait tout gangrenéjusques et y compris le système politique. Vos compétences n’intéresseraient personne, seul compterait votre éventuel parrainage par un politique, lui-même parrainépar quelque membre de la Maffia. C’est évidemment cauchemardesque pour la jeunesse, soucieuse de compétence, éprise de justice et d’équité.Et puisque la situation n’est pas fondamentalement différente dans l’ensemble des pays européens en crise, nous serions peut-être à la veille d’un nouveau mai-68 sans la convivialité de l’original. On comprend mieux en tout cas les dirigeants européens qui placent désormais la croissance à côté de l’austérité, on comprend mieux Barack Obama qui entend ‘‘faire payer les riches’’.
La Camorra à Naples et la Maffia en Sicile, c’est tout simplement la corruption en Afrique. Et l’on sait que là aussi, elle a pris la politique d’assaut. Il serait fastidieux de revenir sur l’étendue deses prouesses. Elles sont connues et paraissent si ‘‘normales’’ qu’on ne s’y arrête plus. Si les femmes accouchent à même le sol dans la maternité publique de la capitale pendant que le Timonier National est en promenadedepuis des mois avec le seul avion disponible de la compagnie nationale, c’est que nous sommes en Afrique et que ‘‘bon, ben, que voulez-vous y faire ?’’
Arrêtons-nous donc encore un peu aux OMD pour penser que ce qu’ils veulent relève autant du cœur que de la raison et que si le cœur n’était pas l’oublié des assises internationales, il eût pu suggérer, par exemple, que l’un des huit objectifs interdît absolument la vente d’armes aux pays pauvres. Non pas pour couper l’herbe sous les pieds à la Camorra et à la Maffia qui vivent essentiellement du commerce des armes et de la drogue et ne connaissent pas la crise, mais tout simplement pour que les pays pauvres n’aient plus à payer des dettes absurdes et mortelles.
Oui, il faudra faire entrer le cœur au sein du palais de Manhattan pour ‘‘éradiquer la faim dans le monde’’ afin de ramenerClaudia, Giorgio et leurs semblables à la lumière de l’espoir.

(Par Roger Gbégnonvi)

 

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