BETA
Recherche personnalisée
English
Dimanche, 18 Novembre 2018
 
Imprimer | Envoyer par email | Commenter  
[ 10/29/2018 10:51:11 AM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

La controverse électorale au sein de l’Église catholique à la Une au Cameroun

La polémique entre prélats de l’Église catholique, sur l’appréciation de l’élection présidentielle du 7 octobre dernier et qui a vu la victoire du chef de l’État sortant Paul Biya, passionne les journaux camerounais parus lundi.


La guerre de petites phrases entre les archevêques de Yaoundé et Douala, les métropoles politique et économique du pays, transpire en couverture du quotidien à capitaux privés de langue anglaise The Guardian Post, qui se penche sur le cas Jean Mbarga, auteur la veille d’une sortie médiatique contredisant son homologue Samuel Kléda.

Le deuxième prélat cité, étaye la publication, par ailleurs président de la Conférence épiscopale nationale (CENC), est ouvertement pris à partie pour ses critiques contre le régime de Yaoundé, en général et le déroulement de la dernière présidentielle, dont il conteste les résultats.


Les deux hommes de Dieu écrivent, chacun de son côté, une épître sur les résultats de la présidentielle du 7 octobre dernier, renchérit Intégration, un affrontement qui met en péril le précaire équilibre au sein de l’Église catholique qui est au Cameroun.


La crise entre les deux dignitaires religieux, jadis d’accord sur certains thèmes sociopolitiques (crise anglophone, corruption), est survenue en décembre 2017 lorsque Mgr Kléda s’est ouvertement opposé à la candidature de Paul Biya à la dernière élection présidentielle.
La victoire de Biya divise Samuel Kléda et Jean Mbarga, résume Défis Actuels : les deux évêques sont en désaccord sur la crédibilité des résultats de l’élection du 7 octobre dernier, le président de la CENC pensant, comme les acteurs politiques, que seule la révision du Code électoral pourra favoriser l’alternance politique au Cameroun.

«Le Cameroun a voté des lois et des procédures qui humanisent et légalisent le processus d’accès aux postes de responsabilité notamment la présidence de la République. À partir du moment où ce processus a joué son rôle, inéluctablement, la personne qui en sort élue est légalement constituée et a droit à la reconnaissance de tous les citoyens», explique Jean Mbarga dans une longue interview au quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune.


C’est que Mgr Kleda, qui se fait remarquer par des prises de position partisanes, parfois va-t-en guerre, mais toujours en porte-à-faux avec celles des pouvoirs publics, est désormais «vomi par tous», appuie Repères.


Il est même difficile, ajoute le bihebdomadaire, de ne pas croire au soutien apporté par l’archevêque de Douala au président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et candidat malheureux à la présidentielle, Maurice Kamto.


Pour InfoMatin, inutile d’aller cherche loin : l’archevêque de Douala a pris fait et cause pour le parti politique sus-évoqué, lui qui, depuis des mois, «agit comme un véritable leader politique de l’opposition, critiquant à tout va, dessinant le profil du ‘’bon’’ chef de l’État du Cameroun et prodiguant des consignes de vote à la cantonade».


Pour L’essentiel, Mgr Kleda n’est rien d’autre qu’«un évêque politisé» : avec le ton et la manière, l’archevêque de Douala marche sur les traces de son illustre prédécesseur et mentor, le cardinal Christian Tumi, dont les prises de position à l’encontre du régime Biya sont des plus critiques.


De plus en plus isolé, l’attitude de l’évêque métropolitain de Douala est également, selon Mutations, décriée par l’Observatoire du développement social, une organisation qui accuse le président de la CENC de «diffuser des messages de haine et d’appel au soulèvement dans les médias et réseaux sociaux, dans le but de discréditer le processus démocratique en marche au Cameroun et qui reste perfectible».


Encore que ce ne serait pas la première fois que ce type de phénomène se vit dans le monde, acquiesce InfoMatin : «Ailleurs, des hommes d’Église ont ouvertement tombé la soutane pour s’engager dans la sphère politique. C’est leur droit légitime, en tant que citoyens. Que Samuel Kléda, aujourd’hui, se proclame clairement de l’opposition ne serait point un acte de blasphème.»

 

Envoyer cet article par E-Mail
Votre E-Mail * E-Mail du destinataire *
 REGIONS - PAYS
Afrique du Nord
Afrique de l'Ouest
Afrique Centrale
Afrique de l'Est
Afrique Australe
Ocean Indien

 CAMEROUN
Crise anglophone et justice en couverture des journaux camerounais La crise anglophone s’invite de nouveau dans les colonnes des journaux camerounais parus vendredi, qui explorent également des sujets liés à la justice et à la liberté de presse.
Le social et l'économie font les choux gras des journaux camerounais Le recrutement annoncé de 2000 enseignants dans les universités d’État enthousiasme plusieurs journaux camerounais parus jeudi, non sans susciter d’autres analyses sur les performances économiques du pays vues par le Fonds monétaire international (FMI).
Économie et liberté de la presse à la une des journaux camerounais La fin de la mission de revue du Fonds monétaire international (FMI) occupe, ce mardi, une place de choix dans les journaux camerounais qui n’oublient pas de saluer l’abandon des poursuites contre une consœur par le tribunal militaire.
Les journaux camerounais en mode diversité De la libération spectaculaire d’une journaliste à la politique en passant par le sport et l’économie, les journaux camerounais parus lundi s’inscrivent résolument en mode diversité.
L’incarcération d’une journaliste fait les choux gras des journaux camerounais Les journaux camerounais parus vendredi sont vent debout contre la mise sous mandat de dépôt d’une consœur, qui dès le début de la semaine prochaine devra comparaître devant un tribunal militaire.
Libération de jeunes otages et politique en couverture des journaux camerounais La libération de la majeure partie des personnes enlevées en début de semaine dans le Nord-Ouest, l’un des chaudrons de l’activisme sécessionniste, fait les grandes manchettes des journaux camerounais parus jeudi, juste à côté des sujets de politique interne.
Les journaux camerounais à fond sur la prestation de serment de Paul Biya Le discours inaugural du 7ème mandat de Paul Biya à la tête du pays, prononcé la veille devant le Parlement, suscite des commentaires contrastés dans les journaux camerounais parus mercredi.
Politique et franc CFA dominent la Une des journaux camerounais La prestation de serment annoncée du président réélu, Paul Biya au même titre que la dernière sortie controversée du président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril, tiennent en haleine les journaux camerounais parus lundi au même titre que la polémique sur l’éventuelle dévaluation du franc CFA sous-régional.
La politique se paie la Une des journaux camerounais Sous diverses formes et sous divers formats, les journaux camerounais parus vendredi consacrent leurs principales manchettes à des sujets de politique intérieure.
Politique, gouvernance et économie en couverture des journaux camerounais La fronde post-élection présidentielle continue de peser lourdement dans les colonnes des journaux camerounais parus jeudi, alors que dans le même temps les fronts de la guerre sécessionniste anglophone, de la gouvernance et de l’économie montrent eux aussi des signes inquiétants.
.
Plus de Nouvelles

Actualité
Annonces classées
Rencontres
Contactez-nous