BETA
Recherche personnalisée
English
Mardi, 19 Juin 2018
 
Imprimer | Envoyer par email | Commenter  
[ 6/7/2018 12:17:05 PM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

Economie et crise anglophone font de la résistance dans les journaux camerounais

Comme la veille, les journaux camerounais parus jeudi continuent de se pencher sur l’ordonnance rectificative du budget de l’État signée par le président de la République, mais également sur les lendemains de la mission d’écoute qui vient de séjourner en zone anglophone d’où s’élèvent des revendications sécessionnistes.


Revenant sur le correctif budgétaire opéré par voie d’ordonnance mardi par le chef de l’État, L’Essentiel affirme le Cameroun n’a en réalité fait que céder à la pression du Fonds monétaire international (FMI) : ledit texte, qui modifie et complète la Loi de finances en cours, intègre les recommandations faites par la dernière mission de l’instance financière, en mai dernier.

Lesdites directives, à savoir le reprofilage du budget 2018 en y intégrant les éléments de sécurité, les dépenses additionnelles et la compensation du prix du carburant, sont les conditionnalités pour les décaissements prévus dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC).

Revisitant l’enveloppe budgétaire, et pendant que les pouvoirs publics se débattent dans les gros chiffres, Le Quotidien de l’Economie fait un constat amer : chaque année, une ligne du budget de l’État est consacrée aux établissements publics administratifs et autres sociétés d’État, avec des tendances qui échappent à la sagacité du citoyen et avec d’énormes disparités dans chaque secteur d’activité.

Avec pour grande manchette «La marche vers le fédéralisme est engagée», Émergence constate que la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), présidée par l’ex-Premier ministre Peter Mafany Musonge et qui rentre fraîchement du chaudron de la crise anglophone, a posé sur la table le problème de la forme de l’État, encouragée dans ce sens par une France qui n’a pourtant jamais caché son soutien au régime de Yaoundé, de plus en plus isolé dans sa posture équivoque.

«Les anglophones se lâchent !», s’exclame L’essentiel, pour qui les citoyens des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont profité de la tribune que leur à eux offerte par la mission d’écoute, pour exprimer leur colère et leurs doléances.

Et, entre autres préoccupations, ils ont demandé de revoir la manière de présenter l'histoire du Cameroun, d'insuffler un changement de comportement dans la gestion des affaires publiques, d'accorder une amnistie générale aux personnes emprisonnées ou en exil du fait de la crise ou encore l’ouverture d’un débat sur les problèmes relatifs à l’institution du fédéralisme.

Ces dernières exigences, selon The Guardian Post, constituent l’épine dorsale du malaise de cette communauté, mais également le nœud de la résolution d’une crise violente qui n’a que trop duré.

Mais le retour à la paix passe également par la fin des exactions contre les écoles, les enseignants et autres officiels de la communauté éducative, renchérit News Watch, relayant le cri d’alarme du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

«L’Unesco et l’Unicef contre la barbarie des sécessionnistes», répond en écho InfoMatin : plus de 40 établissements scolaires ont été incendiés depuis le déclenchement de ce que l’on a nommé «crise anglophone» au départ, et qui est devenue tentative de partition du pays avec, depuis lors, un peu plus de 55.000 enfants qui ne fréquentent plus dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en raison de l’insécurité qui y règne.

«Aucune intimidation ne devrait être tolérée par tous les partenaires bien intentionnés, qui cherchent à promouvoir les droits des enfants à une éducation de qualité dans un environnement sûr, protecteur et sécurisé, et aucune raison ne peut être avancée pour disculper les attaques injustifiées contre les enfants.»

Finalement, souffle L’Anecdote, l’ancien capitaine de la sélection de football, Samuel Eto’o Fils, a décidé d'offrir ses bons offices dans cette crise en annonçant, sur invitation des autorités, sa descente prochaine sur le terrain pour prôner la paix des cœurs.

Que peut donc Samuel Eto’o ?, s’interroge Le Messager sur le même sujet : bien que populaire et dépositaire d’un certain charisme, «le Pichichi» n’aura que sa foi sur un front où la violence a supplanté la raison.

 

Envoyer cet article par E-Mail
Votre E-Mail * E-Mail du destinataire *
 REGIONS - PAYS
Afrique du Nord
Afrique de l'Ouest
Afrique Centrale
Afrique de l'Est
Afrique Australe
Ocean Indien

 CAMEROUN
Crise anglophone et crise familiale au menu des journaux camerounais L’escalade de la violence sécessionniste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest anglophone revient en force dans les colonnes des journaux camerounais parus lundi, avec en prime une crise au sein de l’une des familles les plus connues du pays sur fond de guerre de succession et d’élection présidentielle.
Manuels scolaires, crise anglophone et Mondial de foot en Une des journaux camerounais La publication, la veille, de liste des manuels scolaires pour l’année 2018-2019, sur fond de réformes, figure en bonne place au menu des journaux camerounais parus jeudi, juste à côté des dernières nouvelles du front séparatiste anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et de l’échec du Royaume chérifien pour l’organisation de la Coupe du monde de football 2026.
Appels à la candidature de Paul Biya et gouvernance à la Une au Cameroun Les journaux camerounais parus mercredi se penchent sur la gouvernance publique en période d’austérité, mais s’étendent davantage sur les nombreux «appels» à la candidature du chef de l’Etat sortant à l’élection présidentielle prévue en octobre.
Politique et crise anglophone en couverture des journaux camerounais La veillée d’armes électorale, mais également les nouvelles du front sécessionniste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, constituent les sujets phares des journaux camerounais parus mardi.
Politique, économie et social en couverture des journaux camerounais Des sujets de politique et d’économie intérieures, pas toujours réjouissants, mais également un front social en berne font les choux gras des journaux camerounais parus lundi.
Economie et crise anglophone font de la résistance dans les journaux camerounais Comme la veille, les journaux camerounais parus jeudi continuent de se pencher sur l’ordonnance rectificative du budget de l’État signée par le président de la République, mais également sur les lendemains de la mission d’écoute qui vient de séjourner en zone anglophone d’où s’élèvent des revendications sécessionnistes.
Le budget 2018 et la crise anglophone en couverture des journaux camerounais La rectification, par voie d’ordonnance présidentielle, de la Loi de finances 2018 ainsi que les constats de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), sur la crise anglophone, sont au menu des journaux camerounais parus mercredi.
La crise anglophone règne dans les quotidiens camerounais L’enlisement des revendications sécessionnistes et la crise humanitaire, dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, retiennent à nouveau l’attention des journaux camerounais parus mardi.
Politique et crise sociale en vedette dans les journaux camerounais La nomination d’un ambassadeur controversé en Israël, la crise anglophone et les questions sociétales trônent dans les journaux camerounais parus vendredi.
Finances et gouvernance en couverture des journaux camerounais Les préliminaires en vue de l’élaboration de la Loi de finances 2019 côtoient les questions de gouvernance à forte teneur politique, dans les journaux camerounais parus jeudi.
.
Plus de Nouvelles

Actualité
Annonces classées
Rencontres
Contactez-nous