BETA
Recherche personnalisée
English
Jeudi, 16 Aout 2018
 
Imprimer | Envoyer par email | Commenter  
[ 6/1/2018 12:22:46 PM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

Politique et crise sociale en vedette dans les journaux camerounais

La nomination d’un ambassadeur controversé en Israël, la crise anglophone et les questions sociétales trônent dans les journaux camerounais parus vendredi.


C’est un cri de consternation, sous le titre : «Biyiti bi Essam échappe à la prison», qui s’affiche en couverture des quotidiens à capitaux privés InfoMatin et Le Jour, qui évoquent la bonne fortune de l’ex-ministre des Postes et Télécommunications, plusieurs fois accusé de prédation de la fortune publique, nommé la veille ambassadeur du Cameroun en Israël au terme d’un décret présidentiel.

Et, alors que le journal gouvernemental Cameroon Tribune se contente de publier l’intégralité dudit texte, les deux premières publications citées constatent que, désormais couvert par l’immunité diplomatique, cet ancien membre du gouvernement vient d’échapper aux multiples poursuites judiciaires qui lui pendaient au nez, à travers l’«Opération épervier»

Le bihebdomadaire satirique Le Popoli embraye dans le même sens, qui s’étonne également qu’«un éperviable» soit parachuté à la prestigieuse fonction de chef d’une mission diplomatique.

«Contre toute attente, Jean Pierre Biyiti bi Essam a toujours réussi à échapper aux serres de l’’’Épervier’’. Le voilà désormais bien au chaud à Tel-Aviv, où ses mauvais rapports avec l’argent publics pourraient se perpétuer en toute impunité», insiste InfoMatin.

Des Camerounais qui ne sont ni au chaud ni à l’abri, ce sont les 80% des centaines de résidents de la région anglophone du Nord-Ouest qui fuyant les exactions de l’armée contre les activistes sécessionnistes, et selon The Guardian Post et The Post, vivent en forêt.

Devenue asymétrique, la crise anglophone s’est également, selon la deuxième publication citée, invitée dans un centre d’examen du Certificate of Education (GCE) Board, l’équivalent anglophone du baccalauréat, dans le Sud-Ouest : une attaque au fusil a obligé les responsables dudit centre à évacuer les candidats.

«Alors que nous prétendons lutter pour leur avenir, nos enfants ont été pris en otage par des personnes voulant pour la partition du Cameroun, écrivent des élites du département du Kupe-Muanenguba (Sud-Ouest), dans un appel publié par Cameroon Tribune, au moment où leurs congénères du reste du pays vont encore à l'école : cela est non seulement inacceptable parce que nous violons, peut-être par inadvertance, leur droit fondamental à l'éducation, mais c'est aussi un moyen plutôt irraisonné de les préparer à être esclaves de leurs camarades d'ailleurs avec qui ils ne pourront plus concourir à armes égales.»

C’est désormais l’impasse, se désole The Guardian Post, rapportant l’accueil hostile réservé aux membres de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm) à Bamenda, le chef-lieu de la région du Nord-Ouest.

Ainsi, rendus sur le terrain pour recueillir les doléances, rétablir le dialogue et appeler à la fin des violences, le président de ladite instance, Peter Mafany Musonge et les siens, se sont heurtés à un mur, leurs interlocuteurs estimant que l’escalade répressive de l’armée, sur des populations civiles, n’est pas de nature à espérer l’apaisement.

Un autre son de cloche se fait pourtant entendre chez les élites du département du Kupe-Muanenguba, qui dans l’appel sus-évoqué expriment leur inquiétude quant aux exactions des criminels sécessionnistes, qui entraînent des pertes de vies, la destruction de biens ainsi que le déplacement de la population locale, avec des conséquences qui hanteront la région longtemps après que leurs causes auront été oubliées.

Et ça se dégrade également dans les régions septentrionales du pays, où la menace de famine, selon L’œil du Sahel, vient enfin d’être reconnue par le gouvernement.

Ce sont au total 170.000 personnes, acquiesce Le Jour, qui sont ainsi concernées et qui se recrutent majoritairement parmi les réfugiés internes et ceux fuyant les exactions de la secte islamiste Boko Haram au Nigeria voisin.

 

Envoyer cet article par E-Mail
Votre E-Mail * E-Mail du destinataire *
 REGIONS - PAYS
Afrique du Nord
Afrique de l'Ouest
Afrique Centrale
Afrique de l'Est
Afrique Australe
Ocean Indien

 CAMEROUN
La presse camerounaise en mode diversité Des exécutions présumées de l’armée contre des civils au football en passant par la présidentielle du 7 octobre, l’économie ou encore l’interminable crise anglophone, les journaux camerounais parus jeudi s’inscrivent indubitablement en mode diversité.
La sécurité au menu des journaux camerounais La recherche, par le gouvernement, des solutions de sécurité pour les hommes et les biens, à la veille de l’élection présidentielle et au moment où l’armée est accusée d’exécutions extrajudiciaires sur des civils, suscite les commentaires des journaux camerounais parus mardi.
Fait divers et crise anglophone au menu des journaux camerounais Un braquage manqué, dans la nuit de vendredi à samedi à la résidence du secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR), Ferdinand Ngoh Ngoh, anime les colonnes des journaux camerounais parus lundi, avec juste à côté les demi-aveux du gouvernement sur une vidéo controversée d’exécutions sommaires de civils par l’armée ainsi que le week-end sanglant, sur le front de la revendication sécessionniste anglophone.
Les journaux camerounais passent en revue les candidats à la présidentielle Les journaux camerounais parus mercredi passent au scanner les 9 candidats, dont les dossiers ont été retenus la veille par Elections Cameroon (Elecam), appelés à participer à l’élection présidentielle du 7 octobre prochain.
Politique et football font les choux gras des journaux camerounais L’attente de la publication de la liste des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 7 octobre prochain et la crise anglophone passionnent ce mardi les journaux camerounais qui commentent encore la nomination d’un duo néerlandais à la tête de la sélection de football.
Football et politique en couverture des journaux camerounais La nomination, samedi dernier, du duo hollandais Seedorf-Kluivert sur le banc de touche de la sélection de football suscite des commentaires contrastés dans les journaux camerounais parus lundi, avec en prime les nouveaux développements de la crise sécessionniste anglophone sur fond de veillée d’armes pour l’élection présidentielle du 7 octobre.
L’insolite s’invite dans les journaux camerounais Le côté insolite de l’actualité fait les choux gras des journaux camerounais parus vendredi.
Fait divers, éducation et crise anglophone en couverture des journaux camerounais Un fait divers, survenu quelques heures plus tôt à Yaoundé, a éveillé la curiosité des journaux camerounais parus jeudi, avec juste à côté les résultats aux examens officiels et la crise sécessionniste qui perdure dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Politique, économie et social au menu des journaux camerounais La polémique autour de l’idée d’organisation, par des leaders religieux, d’une conférence en vue d’explorer les voies d’un retour à la normale en zone sécessionniste anglophone continue d’animer les journaux camerounais parus mercredi, avec un bon zeste de sujets à caractère économique et social.
Le projet de conférence anglophone s’incruste dans les journaux camerounais C’est un tableau contrasté que dépeignent les journaux camerounais parus mardi, au sujet du projet d’une conférence générale, les 29 et 30 août prochains à Buea (Sud-Ouest), émise par l’ancien archevêque de la métropole économique, Douala, le cardinal Christian Tumi ainsi que d’autres leaders religieux, qui se sont engagés à trouver des pistes de solutions durables à la crise sécessionniste anglophone.
.
Plus de Nouvelles

Actualité
Annonces classées
Rencontres
Contactez-nous