BETA
Recherche personnalisée
English
Jeudi, 24 Mai 2018
 
Imprimer | Envoyer par email | Commenter  
[ 2/13/2018 11:19:15 AM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

Fête de la jeunesse endeuillée et politique au menu des journaux camerounais

Les journaux camerounais parus mardi, au lendemain d’une journée fériée et chômée, se sont appesantis sur les violences ayant marqué la 52ème Fête nationale de la jeunesse en zone anglophone perturbée par des menaces de sécession, mais également sur des sujets à caractère politique avec au centre des préoccupations les 75 ans du président de la République.


C’est une Fête nationale de la jeunesse comme le Cameroun n’en avait jamais connue depuis 52 ans, décrit Eden qui fait état de plus de trois morts dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi d’innombrables cas de violences perpétrées par des activistes sécessionnistes anglophones.

Un sous-préfet enlevé, trois gendarmes tués et 23 assaillants abattus : c’est le bilan que dresse Mutations pour qui la Fête a fini par virer au cauchemar.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Batibo (Sud-Ouest), Marcel Namata Diteng, restait en effet introuvable jusqu’à lundi soir, constate InfoMatin qui détaille ainsi les circonstances de son enlèvement : il était sur le point de se rendre à la place du défilé marquant la 52ème édition de la Fête de la jeunesse lorsque ses ravisseurs, déjouant sa garde, ont fait irruption dans sa résidence dans des circonstances floues, alors que dans cette partie du Cameroun les forces de l’ordre veillent au grain, les symboles de l’Etat et ses représentants étant pour leur part l’objet d’une protection étroite.


L’Essentiel, «en exclusivité», publie les photos et le portrait des présumés ravisseurs, ou à tout le moins les commanditaires de l’enlèvement : Tenyong Mbah Divine alias Fon Neymar et Brainand Fongoh alias Fiango.

«L’enlèvement du sous-préfet de Batibo a été exécuté par Acha Ivo assisté de Blainand Fouyoh Alias Fiango et d’autres combattants ambazoniens formés au Nigeria où ils ont pratiqué des rites censés les rendre invisibles et invulnérables», et qui tiennent un réseau terroriste qui favorise l’entrée des armes au Cameroun.

Les attaques perpétrées à l’occasion de la Fête de la jeunesse démontrent le caractère astucieux des séparatistes, qui ont usé d’un subterfuge pour enlever le sous-préfet : des combattants sécessionnistes déguisés en forces de défense et de sécurité camerounaises, s’étant présentés à la résidence du sous-préfet tôt dans la matinée du 11 février alors qu’il se préparait à rejoindre la Place des fêtes où il devait présider le défilé des jeunes.

Les terroristes, ajoute L’Essentiel, ont feint d’escorter leur victime à la Place des fêtes, et c’est en sortant de chez lui qu’il a été conduit dans un endroit inconnu par ses ravisseurs.

Ce fut en effet un 11 février sanglant dans ces zones, acquiescent Émergence et The Guardian Post, pour qui l’enlisement actuel de la situation ne peut profiter à aucun camp, alors que pour Le Jour la situation vire à l’escalade.

Les Anglophones ont tout de même réussi à surmonter les menaces brandies par les séparatistes, qui promettaient les larmes et le sang à l’occasion de cette journée, reconnaît néanmoins The Guardian Post, qui signale également un aspect moins médiatisé : dimanche dernier, des éléments de l’armée ont passé à tabac plusieurs enseignants en charge de l’encadrement de leurs élèves pour le défilé, parce que soupçonnés d’être des «séparatistes ambazoniens».

Bien loin de ces régions devenues un véritable volcan en activité, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune s’est intéressé à la parade tenue dans la capitale, Yaoundé, au cours de laquelle tous les messages brandis par les défilants «tournaient autour de l’unité nationale et du multiculturalisme», un «véritable hymne à la paix».

«Jeunes et fiers d’être Camerounais», renchérit L’Essentiel, qui note que la défense de la patrie était au cœur des messages, alors que le chef de l’Etat avait quelques heures plus tôt appelé ses jeunes compatriotes à davantage d’efforts et à se préparer à un environnement international de plus en plus difficile.

Paul Biya a de «nouveau enfumé les jeunes» avec un discours soporifique, tacle Le Quotidien de l’Economie, qui, avec Le Jour, n’a rien relevé de nouveau que les éternelles exhortations à l’unité, à la paix, au patriotisme, alors que la jeune génération rêve d’un mieux-être concret.

Pourtant, tempère InfoMatin, avec la fin de la mise en place des institutions constitutionnelles, le Cameroun se dirige résolument «vers le point d’achèvement» de son univers démocratique, avec aux commandes un Paul Biya qualifié de «fin visionnaire».

Selon L’Indépendant, c’est le scénario de la transition du pays qui se dessine résolument après la nomination des 11 membres du Conseil constitutionnel et à la suite de la mise en place du Parlement bicaméral, qui jouera une place prépondérante dans le jeu de la succession à la tête du pays, en dépit des manœuvres obscures ourdies par les lobbies ethniques et les «prisonniers de luxe», ces détourneurs de fonds publics aujourd’hui derrière les barreaux et qui ne rêvent désormais que d’en découdre avec le régime Biya.

Et Paul Biya est loin d’avoir dit son dernier mot, prévient InfoMatin qui lui donne du «Joyeux anniversaire, Monsieur le Président !» : «Le président de la République a 85 ans ce mardi. Une grâce divine, qui n’est pas donnée au commun des mortels. Mortel, comme tout humain et selon la volonté du Seigneur, il est encore, pour beaucoup, très utile à son pays. Et 36 ans de magistrature suprême, ce n’est pas donné.»

 

Envoyer cet article par E-Mail
Votre E-Mail * E-Mail du destinataire *
 REGIONS - PAYS
Afrique du Nord
Afrique de l'Ouest
Afrique Centrale
Afrique de l'Est
Afrique Australe
Ocean Indien

 CAMEROUN
La politique fait de la résistance dans les quotidiens camerounais Comme la veille, les journaux camerounais parus mercredi continuent de se passionner pour la politique, au lendemain de la célébration de la Fête nationale du 20 mai, sur fond de crise anglophone et d’appel controversé des États-Unis au président Paul Biya à quitter le pouvoir, reléguant au second plan les sujets à caractère économique et social.
La politique fait les choux gras de la presse camerounaise Les journaux camerounais parus mardi, au lendemain d’une journée fériée et chômée sur toute l’étendue du territoire, se focalisent sur la célébration contrastée de la Fête de l’unité sur fond de crise anglophone, au cours de laquelle le président Paul Biya a sorti sa dernière limousine hors de prix, mais également sur l’appel des États-Unis au même chef de l’État à passer la main après 37 ans de règne.
Les périls sur l’unité nationale en couverture des journaux camerounais A deux jours de la célébration des 46 ans de l’Unité nationale, les journaux camerounais parus vendredi braquent leurs projecteurs sur les menaces sécessionnistes qui continuent de peser sur les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
La presse camerounaise aux couleurs du «vivre-ensemble» A la veille de la célébration des 46 ans de l’unité nationale, et en pleine crise identitaire de la communauté anglophone d’où s’élèvent des revendications sécessionnistes, les journaux camerounais parus jeudi se focalisent sur la notion de «vivre-ensemble» censée recréer les liens de solidarité et ramener la paix.
Ambiance de malaise en couverture des journaux camerounais Les titres des journaux camerounais parus mercredi ne sont guère réjouissants, de l’économie à la politique en passant par la guerre contre l’islamisme ou l’activisme sécessionniste.
Economie et société en couverture des journaux camerounais A en croire les contenus des journaux camerounais parus mardi, les nouvelles ne sont pas reluisantes sur le front de l’économie au même moment où l’unité nationale, à la veille de la fête national de l’indépendance, reste sous la menace des troubles sécessionnistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Politique et crise anglophone en couverture des journaux camerounais Les batailles d’appareil avant l’élection présidentielle et la crise sécessionniste qui ne faiblit pas dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest constituent l’essentiel des contenus des journaux camerounais parus lundi.
Les journaux camerounais à fond dans la politique Au lendemain de la fête de l’Ascension, les journaux camerounais parus vendredi se focalisent sur les faits politiques, notamment la crise anglophone, la célébration de la Fête nationale et la nouvelle bataille de positionnement entre des alliés du régime.
Religion, économie et politique en couverture des journaux camerounais De la religion au social en passant par l’économie et la politique, les journaux camerounais parus mercredi affichent un menu bigarré.
Presse, politique et crise anglophone en couverture des journaux camerounais Les journaux camerounais parus jeudi se penchent sur l’état des médias locaux, à l’occasion de la Journée international de la liberté de presse, sans pour autant oublier la pression présidentielle ayant obligé certains sénateurs à s’appliquer la disposition sur le non-cumul des mandats à eux imposée par le président Paul Biya, et en restant préoccupés par la situation insurrectionnelle dans les régions anglophones.
.
Plus de Nouvelles

Actualité
Annonces classées
Rencontres
Contactez-nous