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[ 12/7/2017 12:22:58 PM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

Environnement, économie et rébellion au menu des journaux camerounais

Les sujets en couverture des journaux camerounais, parus jeudi, tournent globalement autour de l’invitation faite au président Biya de participer au prochain sommet parisien sur le climat, de l’économie et de l’interminable crise anglophone.


« France-Cameroun : on parle climat », titre le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune (CT), au lendemain de l’audience accordée par le chef de l’Etat à l’ambassadeur de France à Yaoundé, Gilles Thibault. Cette rencontre, souligne la publication, «peut être classée parmi les entrevues les plus longues au Palais de l’unité» avec, en première ligne des sujets abordés, le «nouveau sommet» sur le climat qui a lieu la semaine prochaine à Paris avec la participation annoncée d’une centaine de dirigeants du monde dont le leader camerounais.

«Sous l’impulsion du chef de l’Etat, rappelle cette publication, le Cameroun se classe parmi les premières nations à avoir signé et ratifié l’Accord de Paris sur le climat à l'issue de la conférence COP 21 qui s’est tenue dans la capitale française du 30 novembre au 12 décembre 2015». C’est sous l’impulsion du président de la République que le Cameroun se classe parmi les premières nations à avoir signé et ratifié ledit Accord, note Cameroon Tribune.

Paul Biya est donc attendu à Paris à l’occasion du «One Planet Summit», acquiesce InfoMatin qui voit par ailleurs, à travers ce déplacement, une bonne opportunité pour le chef de l’Etat camerounais de réchauffer les relations quelque peu distendues entre les deux pays.

A propos de la coopération France-Cameroun, Le Quotidien de l’Economie salue le «bilan globalement satisfaisant» de l’exécution du Contrat de désendettement et de développement (C2D), un programme d'annulation et de reconversion de la dette bilatérale octroyée de manière additionnelle par l’Hexagone.

Dix ans après l’entrée en vigueur de ce programme, le journal estime à 100 milliards FCFA le montant de la dette ainsi réinvesti dans des projets concrets.

Ce sont en effet 966 milliards FCFA d’annulation de la dette bilatérale, précise CT, qui ont permis de financer neuf secteurs de la vie et de l’économie camerounaise même si, à ce jour, quelques difficultés sont à noter dans la réalisation des projets C2D avec par exemple le projet d’aménagement des capitales régionales, exécuté à plusieurs vitesses.

La France, confirme Baromètre communautaire (BC), salue les performances de ce programme dans le pays, alors que rien n’était gagné d’avance voici une décennie.

Mais ceci est loin, ajoute la publication, de donner des gages de développement au Cameroun, un pays où les effets du Programme d’urgence triennal, amorcé voici plus de deux ans pour le financement de 428 projets et pour un montant total de 935 milliards FCFA, continuent de se faire attendre.

C’est donc la «chronique d’un échec annoncé», aussi bien par les partenaires au développement que par plusieurs experts, la réalité du terrain étant que ledit Programme n’a permis d’accélérer la croissance, encore moins d’améliorer les conditions de vie des populations.

En cause, BC pointe un doigt accusateur sur l’improvisation et l’amateurisme, pour le plus grand malheur du contribuable qui va devoir se saigner, comme d’habitude, sans aucun espoir de voir le fruit de ses contributions fiscales se traduire en réalisations concrètes.

Sur le front de la politique, c’est une fois encore la crise anglophone qui vient hanter les colonnes du The Guardian Post, qui révèle que plusieurs jeunes de la République du Biafra, État fantoche de la région orientale du Nigeria, viennent de se rallier aux activistes de la sécession du Cameroun dans leur combat contre le pouvoir de Yaoundé, affirmant par exemple avoir participé, aux côtés des séparatistes camerounais, à une attaque ayant causé la mort de quatre militaires près de Mamfe (Sud-Ouest).

De manière globale, analyse la publication, cette crise provoque la même agitation, aussi bien des politiques que des observateurs, pour des approches différentes quant aux solutions, dont la dernière est par exemple du président de la Conférence épiscopale nationale (CENC), Samuel Kleda, qui invite Paul Biya à ne pas se représenter pour la course à la magistrature suprême «s’il aime le Cameroun».

Et, face à une situation qui se raidit au fil des jours, c’est le ministre délégué en charge de la Défense, Joseph Bei Assomo, qui selon Le Jeune Détective passe à l’offensive et «promet une riposte musclée de l’armée, suite aux actes barbares perpétrés contre des soldats et autres fonctionnaires de police en zones anglophones.

Il n’en demeure pas moins, tempère L’Essentiel, que «les Anglophones sont nos frères», mais à condition «qu’ils se reconnaissent Camerounais, envoient leurs enfants à l’école, respectent le drapeau national, dénoncent les terroristes, arrêtent de tuer des soldats de la République et reconnaissent les avancées du dialogue» avec les pouvoirs publics.

Mais, pendant que des pistes de sortie de crise sont explorées et espérées, voici un sénateur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), qui met de l’huile sur le feu, l’ex-journaliste Samuel Obam Assam ayant, selon Le Messager, appelé au génocide.

A en croire ce journal, l’élu a, mercredi, provoqué une vive émotion en plein hémicycle en traitant ses camarades du Front social démocratique (SDF, opposition) de sécessionnistes, et demandé à éliminer ceux qui tuent eux-mêmes des éléments des forces de l’ordre et de sécurité.

La situation, relate Le Jour, était si tendue que le président de la Chambre haute, Marcel Niat Njifendji, a dû intervenir en appelant les uns et les autres à réfréner leurs ardeurs.

 

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