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[ 9/21/2017 11:03:30 AM ]  APANEWS

Cameroun - Societe

Politique et économie en vedette dans les journaux camerounais

La participation du Cameroun aux travaux de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies, mais aussi des sujets à caractère socioéconomique sont en vedette dans les journaux camerounais parus jeudi.


Sous le titre «Donald Trump tance Paul Biya», Emergence se penche sur le discours prononcé par le chef de l’Exécutif américain à l’occasion de la réception en l’honneur des chefs d’Etat présents à la 72ème Assemblée générale des Nations Unies.

Sans le viser nommément, analyse la publication, M. Trump s’en est violemment pris aux présidents inamovibles, pour qui le mot «alternance» n’est qu’une vue de l’esprit et qui préparent le pire pour leurs peuples.

Les présidents à vie n’ont plus leur place dans le monde moderne, ajoute The Guardian Post sur le même sujet, décrivant un Paul Biya particulièrement visé par les propos de M. Trump.

Et ce n’est pas tout, souligne Mutations : pendant que le président de la République se trouve à New York, c’est le Comité de protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis et qui, dans son dernier rapport, accable le Cameroun, l’accusant d’user de la législation antiterroriste de 2014 pour museler les médias à capitaux privés.

«La presse est libre au Cameroun», relaie InfoMatin qui reprend à son compte la réplique tenue la veille par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, qui s’en est violemment pris à ce «collectif d’activistes pour la défense des droits des hommes de média basé aux Etats-Unis».

Selon ce membre du gouvernement, au Cameroun «les journalistes exercent leur métier en toute indépendance sans aucune influence », et «non seulement la presse n'est pas muselée, mais ce discours est un discours condescendant, un discours attentatoire à l'honneur et à la dignité de cette grande nation, ce grand peuple qu'on appelle le Cameroun».

«Qui menace la liberté de la presse ?», renchérit L’Essentiel qui semble voguer dans le même sens, et publie force réactions de «professionnels» des médias qui, en chœur, condamnent les amalgames entre délits de presse et délits de droit commun.

Et il n’est pas certain que Paul Biya ait envie de rentrer à son tour dans ces polémiques, lorsqu’il interviendra vendredi à la tribune des Nations Unies dans le cadre du débat général, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune le voyant davantage «poursuivre son plaidoyer pour un soutien accru en faveur de ceux qui accueillent les réfugiées, parfois sans grands moyens».

Paul Biya pourrait aussi se prononcer sur la lutte contre le terrorisme, devenue une préoccupation internationale, sans oublier la crise anglophone, née des revendications légitimes des syndicats d’enseignants et des avocats, et qui «a ensuite été instrumentalisée par des extrémistes qui veulent porter atteinte à la paix et à l’unité du Cameroun, acquise sous la tutelle des Nations Unies».

Revenant sur le programme d’ajustement économique prescrit par le Fonds monétaire international (FMI) au pays, Baromètre Communautaire évoque la «pilule amère» que le gouvernement s’apprête à faire avaler aux Camerounais : hausse de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, baisse des exonérations fiscales pour les entreprises.

Au total, résume la publication, le pays a pris 39 engagements pour 2017-2019, et est obligé de communiquer à cette institution financière toute circulaire, décision, arrêté, décret, ordonnance, loi ayant des implications économiques ou financières.

Évoquant les tractations autour du transfert attendu des personnels de l’opérateur privé d’électricité Eneo vers la nouvelle Société nationale de transport d'électricité (Sonatrel), InfoMatin parle d’un processus institutionnel encadré par l'État et la Banque mondiale, et qui «trouve un écho favorable auprès des destinataires».

Le Quotidien de l’Économie, sous le titre «Discussions électriques entre les syndicats d’Eneo et Sonatrel», ne semble pas voir les choses sous le même angle qui explique que le personnel de l’opérateur historique n’entend pas être transféré à la société désormais en charge du transport d’électricité sans avoir renégocié ses conditions de travail et ses droits sociaux.

 

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