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Tous les acteurs politiques semblent être d'accord pour une élection présidentielle apaisée au Togo. Le mot d'ordre général est d'éviter à tout prix les violences d'antan.
Si nous sommes d'accord sur ce principe, nous avons l'exigence de créer les conditions de cet apaisement qui à la différence de la résignation constitueraient une stratégie de type "gagnant-gagnant". "L'expérience fait science" nous dit le penseur. Avec les forces en présence, et sur la base de l'histoire politique récente du Togo, 3 partis politiques se dégagent en tête de peloton, sous la forme d'un trio immuable: Le RPT/ l'UFC/ le CAR.
Si l'on fait abstraction pour une fois des considérations partisanes exacerbées, l'on pourrait considérer que les outsiders que sont les candidats indépendants n'auront pas beaucoup d'impact sur le sens de l'histoire, à moins que la raison ne pousse les protagonistes à élaborer d'avance un schéma de partage du pouvoir, une sorte de gentlemen agreement en marge des différentes revendications "légitimes". Il est de notoriété triviale que l'exercice du pouvoir implique une bonne dose de prévoyance et qu'il a horreur de l'improvisation. Essayons d'analyser à brûle pourpoint le contexte politique ambiant au Togo:
- La revendication d'une élection à 2 tours par les partis de l'opposition
Si cette revendication semble noble et cohérente, quoique tardive, elle porte par contre en elle les prémices d'une violence latente, post élection dans tous les cas de figures. *Elle n'est pas satisfaite: Election à 1 tour maintenu. Dans ce cas, le mot d'ordre de l'UFC est non seulement le boycott de l'élection présidentielle mais plus grave à notre humble avis, l'empêchement par tous les moyens de sa tenue. Ce fait ne pourra faire l'économie de moyens violents, compte tenu du degré abnégation des différentes forces en présence.
*Option retenue de l'élection à 2 tours. Si la raison principale invoquée pour imposée ce type de scrutin est la nécessité de gouverner avec une majorité effective de voix et de lutter par la même occasion contre les fraudes, elle ne pourrait pas empêcher un candidat, décidé à gagner par tous les moyens d'avoir au premier tour 50,001% des suffrages exprimés, être majoritaire et remporter l'élection. Si fraude il doit y avoir, elle fera fi du nombre de tours. En outre l'empirisme nous pousse à prédire qu'un parti qui a déjà déclaré "vouloir gouverner seul en cas de victoire électorale" puisse s'allier à des minorité "méprisables " dont les exigences n'ont et ne seront jamais légitimes à ses yeux…….
QUELQUES PISTES DE SOLUTION
1- La représentation à la CENI Il est important de penser aux parades éventuelles contre la fraude en amont en recrutant les représentants à la CENI sur la base des compétences effectives en informatique (recueil et analyse des données) car le traitement informatique peut être l'occasion de "manipulation tout court des données ".
2-La nécessité d'une charte de respect de la constitution et des cahiers de charges de l'élection présidentielle Les différentes rencontres de Ouagadougou doivent servir à élaborer une charte de respect de la constitution et du cahier des charges conventionnel du processus électoral.
3-La mise en place d'une force policière mixte pendant l'élection Pour renforcer la confiance des électeurs, une force policière d'observation pourrait être mise en place une semaine avant l'élection, pendant et après l'élection. Cette force mixte (Togolo-Cedeao ou Togolo –Union Africaine ou Togolo- Nations unies) pourrait prévenir les exactions partisanes et les violences militaires post électorales déjà connues.
4-L'exigence de réalisme politique: La nécessité d'un gouvernement de coalition post électoral Sur la base de l'histoire politique récente du Togo, la proposition que nous faisons aux protagonistes de l'élection présidentielle est celle d'un gouvernement de coalition en vue de prévenir les violences post électorales. En effet, un accord préalable pourrait lier les différents candidats sur la base du partage du pouvoir quelque soit l'issue de l'élection et nonobstant les recours légaux possibles en cas de litiges électoraux. Selon ce schéma, la présidence de la république reviendrait au vainqueur de l'élection, -la primature au second, -les ministères d'Etat et les autres ministères proportionnellement partagés entre toutes les parties prenantes (bien sûr sur la base de proposition de compétences idoines validées). Ce cas de figure permettrait d'éviter les contestations violentes et permettra à toutes et à tous de faire l'apprentissage de "l'exercice du pouvoir" et de mettre en pratique leurs projets de sociétés.
Personnellement, je verrai bien M. Kofi YAMGNANE ministre des affaires étrangères , le ministère de la justice revenant au CAR compte tenu des multiples compétences juridiques qui le compose avec un recours aux compétences de la diaspora autour des différents ministres.
En ce qui concerne les deux grands partis qui arriveront à coup sûr en tête de peloton, à savoir le RPT et l'UFC,ils se partageront la présidence et la primature (vice-versa), celui qui refusera ce "deal" apparaissant comme le "fossoyeur potentiel" de la paix civile au Togo. On n'est pas obligé d'être président de la république pour travailler au développement de son pays.
QUID DE LA DIASPORA Pour terminer, soulignons qu'il est important que le vainqueur de l'élection se penche sur le droit de vote des membres de la 6è région du Togo, la DIASPORA togolaise. Cette diaspora ne demande qu'à accomplir ses devoirs de citoyen, à être représentée dans les instances dirigeantes de décision. Celle ou celui qui saurait réaliser ses souhaits, emporterait à coup sûr sa sympathie. "Aidons nous à nous aidons", "exigeons l'impossible pour atteindre l'excellence".
Paix sur le Togo, notre beau pays," l'or de l'humanité".
Jean Koffi Adoléhoumé Lomé Togo
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